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lundi 25 mai 2009

Disparaître au bout du quai (Jour 27)

Jour 27
Disco Train - Dance Reaction
7" (1981) - BE

L'âge d'or du disco tire pas mal à sa fin. Toutefois, Andy Free (André Van de Veken) et Jean Emile M. Kesteman, encore des Belges, s'allient à deux choristes à grosse tête, et pondent ce morceau obscur, typiquement space (ou euro ou à l'italienne, c'est selon -à ne pas confondre avec l'italo-disco qui suivra dans quelques années). Les images sonores d'un train fantôme qui quitte vers les espaces intersidéraux auxquels se superpose la voix d'un robot en vocoder semblent sonner le glas de la belle époque du populaire phénomène de danse et de musique, maintenant usé à la corde.

jeudi 21 mai 2009

Rebondissements (Jour 23)

Jour 23
More Bounce to the Ounce - Zapp
Extrait de l'album Zapp (1980) - US

Issus de la famille du P-funk du New Jersey de Parliement et Funkadelic, Zapp (et Roger) emmènent le style un peu plus dans le futur. Le P-funk se voulait déjà futuriste et on exploitait déjà depuis une demie-décennie les outils électroniques pour suggérer les paysages fantasmagoriques de l'artiste George Clinton. Ici, le vocoder est utilisé de manière outrancière sur un rythme cassé, sillonant et sans progression qui donne envie de se faire donner ad vitam aeternam la fessée par un(e) sexy robot.

mardi 5 mai 2009

Superman (Jour 7)


Jour 7
Trans-Europe Express - Kraftwerk
Extrait de l'album Trans-Europe Express (1977) - DE

et
The Robots - Kraftwerk
Extrait de l'album The Man Machine (1978) - DE

Voici les chefs des veaux, les Übermensch (superman) de la musique électronique. Kraftwerk sont les révolutionnaires de la musique électronique et générée par ordinateurs. Ils sortent cette musique des laboratoires allemands et concrétisent les idées et les concepts dans un produit finalement accessible à tous. Déjà en 1975, avec Autobahn, et Radio-Activity en 1976, ils jettent les bases de la musique populaire synthétique où la frontière entre l'homme et la machine devient de plus en plus poreuse : un son minimaliste et épuré fait que de machines, des rythmes répétitifs et pulsatoires parfois brisés, des voix passées au vocoder, des mélodies accrocheuses plus près de la musique classique occidentale que de la soul américaine. De la techno à l'europop en passant par les productions électro, breakbeat, hip hop, dancehall et drum'n'bass, Kraftwerk deviendra source majeure d'inspiration et laissera partout des traces indélébiles.