Affichage des articles dont le libellé est David Bowie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est David Bowie. Afficher tous les articles

samedi 11 juillet 2009

Le commissaire (Jour 42)

Jour 42
Der Kommissar - Falco
12" (1981) - AT

En pélerinage dans le Berlin de Bowie (qu'il avait habité pour les albums "Low" et "Heroes"), l'autrichien Falco compose deux morceaux dont "Le commissaire". Il connaîtra le succès que plus tard avec "Rock Me Amadeus" et "Vienna Calling". Pourtant Der Kommissar, reprise par les anglais After The Fire et puis retravaillée par l'américaine Laura Branigan, connaîtra un grand succès aux USA et au UK. Les années remettront la version de Falco sur la mappe à cause de ses sonorités électroniques et son rap teutonique amusant.

jeudi 4 juin 2009

Pas assez (Jour 37)

Jour 37
Just Can't Get Enough - Depeche Mode
7" (1981) - UK

Inspiré par le riff de la pièce "To Cut A Long Story Short" de Spandau Ballet (voir Pour faire une histoire courte (Jour 29)), le jeune groupe anglais propose Just Can't Get Enough à sa maison de disque après la sortie de leur premier album. L'apport synthpop à cette chanson, qui connaîtra un petit succès sur les palmarès dance anglais et américain et qui deviendra un standard pop, est surtout dû au claviériste Vince Clark qui quitte le band immédiatement après la sortie de Speak and Spell, le deuxième album, pour aller former Yazoo avec la chanteuse Alison Moyet. Cela n'empêche pas Depeche Mode de faire carrière et de poursuivre sa mission de composer autour de la voix bowiesque de Dave Gahan des perles à la fois pop et électroniques d'une beauté touchante pendant près de trois décennies. À suivre.

dimanche 3 mai 2009

Mon amour (Jour 5)

Jour 5
Hiroshima mon Amour - Ultravox
Extrait de l'album Ha!Ha!Ha! et deuxième côté de 7" ROckwrock (1977) - UK

Le punk détruit toutes les conventions en 1977. Le rock et la pop se transforme. On se sert du synthé pour exprimer son dégoût du monde. Une scène anglaise réfractaire aux valeurs bourgeoises s'inspire de la musique krautrock (Allemagne) et du travail de David Bowie pour y infuser ses sentiments nihilistes et existentialistes, dans une façon de faire romantique et théâtrale.

Le Roland TR-77 est utilisé par le groupe glam/punk (à l'époque) Ultravox pour faire un rythme de bossa nova sarcastique sur une ballade folk celtique venue d'un futur incertain. Le suave saxophone est superposé sur des nappes de cornemuses mutantes et de flûtes synthétiques pour un clash ironique qui suggère magnifiquement l'opposition entre le pouvoir d'amour et de destruction chez l'être humain. Les fondations sont placées pour la formule synthpop, new wave et new romantic qui déferlera en Angleterre et en Europe les prochaines années durant. Synthpop pour l'utilisation du synthé pour faire de belles chansons accrocheuses. New wave pour l'attitude punk qui se mélangera au commerce et au monde de la mode, de la fausse prétention, du théâtre et de l'artifice. New Romantic pour l'exploitation des valeurs, de l'attitude et du look romantique pour s'opposer au système social militariste. Et Hiroshima mon Amour inspiré d'une histoire d'amour sur fond de bombe atomique et d'un film de la nouvelle vague en est devenue la pierre angulaire.