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dimanche 10 mai 2009

Chars (Jour 12)

Jour 12
Cars - Gary Numan
7" extrait de l'album The Pleasure Principle (1979) - UK

Inspiré par l'histoire d'un road rage dont il a été la victime parce qu'il était sorti de son véhicule pour s'expliquer, et cherchant par le fait même à faire une chanson à succès, l'artiste new wave Gary Numan compose Cars. Le thème de l'homme vs la machine est à nouveau exploité. Un minimoog pour le riff pesant de la basse et un polymoog pour les harmonies stridentes exprime avec froideur et ironie la relation de confort et de sécurité entre un chauffeur et l'habitacle de son véhicule. L'insécurité et le malaise seront les émotions rampantes de la nouvelle décennie qui débute. Et le synthés le rendent bien.



mercredi 29 avril 2009

Bienvenue dans la machine (Jour 1)

Bienvenue chez ESPRIT SYNTH.

Bienvenue à tous, mais bienvenue surtout à toi. Tu as dit que tu n'aimais pas les tounes de synthés, surtout celles des années '80. Bien mal t'en pris. J'ai créé ce blogue pour te partager quotidiennement au cours des 365 prochains jours, les pièces à synthés qui ont marqué l'histoire de la pop de 1975 à aujourd'hui (bientôt 2010) et qui ont marqué la mienne. J'en profiterai aussi pour dire des niaiseries et faire peu ou prou preuve d'esprit de synthèse.

Des synthés, c'est fait pour faire buzzer, c'est fait pour faire voyager. Les sons multiples et évasifs de l'instrument électronique sont difficiles à saisir et procurent ainsi un plaisir à l'oreille humaine qui n'a aucun référant sémantique naturel à lui accoler. D'autres, comme toi, trouve ça désagréable. Chez moi, je dirais que ça amène une certaine forme de béatitude. Et ça ça donne d'habitude une raison de vivre. N'aie crainte, en y allant un jour à la fois, ça finira aussi par t'ensorceler.

Jour 1
Welcome To The Machine - Pink Floyd
Extrait de l'album Wish You Were Here (1975) - UK

Le groupe Pink Floyd s'était déjà servi des synthés depuis sa fondation en 1967. Mais ici sur fond de douze cordes stoner, les synthés de Richard Wright volent définitivement la vedette et indiquent la voie pour les trois décennies à venir en invitant ce son à se mettre à l'aise, à faire comme s'il était enfin chez lui. Welcome To The Machine, sarcasme sur l'industrie de la musique, est ponctué par le mini-moog qui crie sa venue au monde comme l'enfant traumatisé au sortir de la matrice.