Inspiré par le riff de la pièce "To Cut A Long Story Short" de Spandau Ballet (voir Pour faire une histoire courte (Jour 29)), le jeune groupe anglais propose Just Can't Get Enough à sa maison de disque après la sortie de leur premier album. L'apport synthpop à cette chanson, qui connaîtra un petit succès sur les palmarès dance anglais et américain et qui deviendra un standard pop, est surtout dû au claviériste Vince Clark qui quitte le band immédiatement après la sortie de Speak and Spell, le deuxième album, pour aller former Yazoo avec la chanteuse Alison Moyet. Cela n'empêche pas Depeche Mode de faire carrière et de poursuivre sa mission de composer autour de la voix bowiesque de Dave Gahan des perles à la fois pop et électroniques d'une beauté touchante pendant près de trois décennies. À suivre.
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jeudi 4 juin 2009
mercredi 13 mai 2009
La disco de Moscou (Jour 15)
Jour 15Moscow Discow - Telex
7" (1979) - BE
Les Belges font encore des folleries. Ils ne peuvent s'en empêcher. Je sais, j'en connais un qui en est la moitié d'un. Des fois il est drôle, des fois il est triste (s'il est triste c'est parce qu'il est un peu acadien et catholique comme moi, faut l'excuser). Ces belges de Telex, eux, parce qu'ils se croient hot à cause qu'ils vivent dans une bande-dessinée perpétuelle, font dans l'art-canicule... dans le canular, pardonnez-moi, pardon my belge. Ouf! Après plusieurs covers disco amusants faits dans l'irrévérence et l'humour absolu (le Twist à St-Tropez des Chats Sauvages, un Rock Around The Clock super-lent, un Dance To The Music froid et mécanique, et le Ça plane pour moi du congénère Plastic Bertrand avec qui ils ont travaillés (voir Tout Petit La Planète), ils se présentent à l'Eurovision et interprètent pour nous refroidir les ardeurs, encore dans le même ton, le thème de... l'Eurovision. Les mines des jurys sont bées et basses. Ils retournent bredouilles au pays de Quick et Fluke. Ah oui! Juste avant le concours, ils avaient sorti ce 45 tours, Moscow Discow, d'abord en français. (cadeau☺) Une version anglaise fera le tour du monde (pas nécessairement en train). Jusque chez ZZ Top, y paraît. Le travail de Dan Lacksman, dirigé autour d'une idée de la "musique électronique (...) vraiment européen(ne), différent du rock, sans guitare*", qu'on appellera plus tard europop, ne passe pas inaperçu et l'effet de ses productions est fort malgré la comédie qui domine. Au point que les musiciens barbus et texans, des funny guys comme Telex, mettront immédiatement des séquences synthétiques sur leur blues rock et bousculeront quelques principes dans la sphère rock. On y reviendra.
"New music has made it's way
Automatic rythms play
Invading the world around
Electronic dancing sound" -Telex (Moscow Discow)
Ok, maintenant, t'es mieux d'avoir l'esprit synth dans un corps ben assis. Le train de Moscou fait un dernier arrêt en 1979 et t'emmènera dès vendredi dans les années '80. La traversée du territoire sera longue. Cré moi. Mais c'est pas parce qu'on va s'mettre à pogner le sida, à craindre le nucléaire puis à se soucier de nos performances individuelles qu'on aura pas d'fun. Bien au contraire. La poudre et les synthés ( ces automatic rhythms et ces electronic dancing sounds) s'incrustent dans tous les wagons jusque dans la locomotive. Puis y'en a pour tout l'monde. Paaaaarty time.
"New music has made it's way
Automatic rythms play
Invading the world around
Electronic dancing sound" -Telex (Moscow Discow)
Ok, maintenant, t'es mieux d'avoir l'esprit synth dans un corps ben assis. Le train de Moscou fait un dernier arrêt en 1979 et t'emmènera dès vendredi dans les années '80. La traversée du territoire sera longue. Cré moi. Mais c'est pas parce qu'on va s'mettre à pogner le sida, à craindre le nucléaire puis à se soucier de nos performances individuelles qu'on aura pas d'fun. Bien au contraire. La poudre et les synthés ( ces automatic rhythms et ces electronic dancing sounds) s'incrustent dans tous les wagons jusque dans la locomotive. Puis y'en a pour tout l'monde. Paaaaarty time.
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mardi 12 mai 2009
Top Chrono (Jour 14)
Beat The Clock - Sparks
7" extrait de No. 1 In Heaven (1979) - US
Duo rock de Los Angeles voguant sur la pop psychédélique depuis la fin des années soixante, Sparks ne vend plus en 1978 et doit se réinventer pour survivre dans l'industrie. Ils mentionnent à un journaliste leur admiration pour le son de Giorgio Moroder sur la pièce I Feel Love de Donna Summer. Le journaliste les met en contact avec le réalisateur et maître en synthétiseurs italien. Ils décident de passer leurs nouvelles compositions, toujours dans un format principalement rock, à la moulinette électronique et disco de Moroder. Beat The Clock, clin d'oeil au quiz tv américain du même nom, trace la voie à l'électropop qui connaîtra de nouvelles heures de gloire dans les années 2000.
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mardi 5 mai 2009
Superman (Jour 7)

Jour 7Trans-Europe Express - Kraftwerk
Extrait de l'album Trans-Europe Express (1977) - DE
et
The Robots - Kraftwerk
Extrait de l'album The Man Machine (1978) - DE
Voici les chefs des veaux, les Übermensch (superman) de la musique électronique. Kraftwerk sont les révolutionnaires de la musique électronique et générée par ordinateurs. Ils sortent cette musique des laboratoires allemands et concrétisent les idées et les concepts dans un produit finalement accessible à tous. Déjà en 1975, avec Autobahn, et Radio-Activity en 1976, ils jettent les bases de la musique populaire synthétique où la frontière entre l'homme et la machine devient de plus en plus poreuse : un son minimaliste et épuré fait que de machines, des rythmes répétitifs et pulsatoires parfois brisés, des voix passées au vocoder, des mélodies accrocheuses plus près de la musique classique occidentale que de la soul américaine. De la techno à l'europop en passant par les productions électro, breakbeat, hip hop, dancehall et drum'n'bass, Kraftwerk deviendra source majeure d'inspiration et laissera partout des traces indélébiles.
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