Lipps Inc est un projet studio de Steven Greenberg, musicien et réalisateur du Minnesota. Deuxième extrait d'un album peu populaire, Funkytown se oh hisse au sommet du Billboard durant quatre semaines en 1980. Avec ce son moderne qui n'a pas vieilli et encore emprunté aujourd'hui, les staccatos de l'orgue synthétique, la cloche à vache et la basse disco désinvolte composée de deux mêmes notes sur différents octaves sont devenus ensemble un des amalgames mélodiques des plus familiers de l'histoire de la musique populaire et qu'un babouin même peut reconnaître à des kilomètres, sinon peut-être la jouer en échange d'une couple de bananes. En passant, ne cherche pas Funkytown sur une mappe, la bourgade n'existe pas pour vrai. C'est une métaphore. Babouin.
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samedi 16 mai 2009
vendredi 1 mai 2009
Et je ressens (Jour 3)
Bon ça y est. On pourrait wrapper et fermer boutique dret là. Mais je ne ferai pas ça. Il y a tant d'autres pièces à découvrir. Au moins 362 autres. Toutes des pièces, pour la plupart (de la sphère disco, house, techno, électro), redevables à celle-ci. Redevables en fait à l'intuition, l'innovation et la sensibilité d'un homme, un vrai (il a une moustache à l'époque) : Giorgio Moroder.Jour 3
Voulant faire une track soul et disco qui, sur un album concept sur la temporalité, représenterait le futur, l'Italien Giorgio Moroder décide de faire rouler l'arpégiateur des séquenceurs analogiques. Pete Bellotte est derrière la console du studio de Casablanca à LA. Donna Summer de sa voix extatique y colle une complainte venue du fin fond de l'humanité... ou du futur. La ligne de basse robotique, les arpèges en constants changements de timbres et d'endroit, la machine à rythme partie pour la gloire et sans variations de flux pompent le sang et prennent le monde par surprise, en pleine fièvre disco. Les planchers de danse ne seront plus les mêmes, les machines débarquent. Les gays non plus ne seront plus pareils. Ils ont trouvé leur hymne. Ils se l'approprient. La plèbe aussi réagit : #6 au Billboard, #1 au UK. L'oreille est prête pour plus. Les orchestres ont trouvé un nouveau concurrent sur leur passage en studio comme sur scène. Giorgio est un des premiers avec Kraftwerk, les new-age et les krautrock à laisser s'exprimer la machine et à se laisser guider par elle. Un nouveau langage est né où les pulsations machinales, les timbres invraisemblables et l'espace infini servent de moules aux compositions, et où l'âme humaine n'est pas pour autant sacrifiée, bien au contraire. De nouveaux grooves sont possibles, de nouvelles mélodies aussi. La pop reprendra ad vitam aeternam cette mixture robot/futur/soul/exultation du corps (danse ou sexe) avec des variations issues du punk, du folk et du rock, mais le canevas est installé. Giorgio lui s'est trouvé du boulot pour un bon boutte, autant dans le monde de la pop que de la musique de film (Midnight Express, Scarface, Flashdance).
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