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mardi 2 juin 2009

N'est-ce pas? (Jour 35)

Jour 35
Bostisch - Yello
7" (1981) extrait de l'album Solid Pleasure (1980) - SW

Un des premiers morceaux d'importance pour les Suisses Boris Blank, Dieter Meier, Bostisch précède les pièces à succès "Oh Yeah!" en 1985 (qu'on pouvait entendre dans la comédie Ferris Bueller's Day Off et dans nombreux autres films par la suite) et "The Race" en 1988. Bostisch connaîtra un succès sur les pistes de danse d'Europe et de New-York en 1981 et deviendra par la suite un classique eurodance et aussi un canevas disco punk à cause de ses cris, de son rythme off et de sa cloche à vache furieuse.

mardi 26 mai 2009

Les amis (Jour 28)

Jour 28
The Friends of Mr. Cairo
et
I'll Find My Way Home
Jon & Vangelis

Extrait de l'album The Friends of Mr. Cairo (1981) - UK

Vangelis et Jon Anderson du groupe Yes s'étaient rencontrés au sein de la scène rock progressif des années '70. Des collaborations expérimentales ont donné lieu à quelques albums où le travail de synthés du compositeur grec et de la voix céleste presque fantastique du chanteur anglais s'épousent comme rouleau et affaire à rouleau. Vangelis, soit dit en passant, au risque de me répéter, est un des maîtres du synthé des années '70 et '80 associé au rock progressif, à la musique new age et à la musique pour films. En 1980, il compose le populaire thème du film Chariots of Fire. Il composera la géniale trame sonore de Blade Runner en 1982. Le deuxième album de la paire s'inspire du film noir des années '40 qui lui s'inspirait de l'époque des gangsters et de la période art-déco pour un résultat très original.

vendredi 1 mai 2009

Et je ressens (Jour 3)

Bon ça y est. On pourrait wrapper et fermer boutique dret là. Mais je ne ferai pas ça. Il y a tant d'autres pièces à découvrir. Au moins 362 autres. Toutes des pièces, pour la plupart (de la sphère disco, house, techno, électro), redevables à celle-ci. Redevables en fait à l'intuition, l'innovation et la sensibilité d'un homme, un vrai (il a une moustache à l'époque) : Giorgio Moroder.

Jour 3
I Feel Love - Donna Summer
12" version (1977) - US

Voulant faire une track soul et disco qui, sur un album concept sur la temporalité, représenterait le futur, l'Italien Giorgio Moroder décide de faire rouler l'arpégiateur des séquenceurs analogiques. Pete Bellotte est derrière la console du studio de Casablanca à LA. Donna Summer de sa voix extatique y colle une complainte venue du fin fond de l'humanité... ou du futur. La ligne de basse robotique, les arpèges en constants changements de timbres et d'endroit, la machine à rythme partie pour la gloire et sans variations de flux pompent le sang et prennent le monde par surprise, en pleine fièvre disco. Les planchers de danse ne seront plus les mêmes, les machines débarquent. Les gays non plus ne seront plus pareils. Ils ont trouvé leur hymne. Ils se l'approprient. La plèbe aussi réagit : #6 au Billboard, #1 au UK. L'oreille est prête pour plus. Les orchestres ont trouvé un nouveau concurrent sur leur passage en studio comme sur scène. Giorgio est un des premiers avec Kraftwerk, les new-age et les krautrock à laisser s'exprimer la machine et à se laisser guider par elle. Un nouveau langage est né où les pulsations machinales, les timbres invraisemblables et l'espace infini servent de moules aux compositions, et où l'âme humaine n'est pas pour autant sacrifiée, bien au contraire. De nouveaux grooves sont possibles, de nouvelles mélodies aussi. La pop reprendra ad vitam aeternam cette mixture robot/futur/soul/exultation du corps (danse ou sexe) avec des variations issues du punk, du folk et du rock, mais le canevas est installé. Giorgio lui s'est trouvé du boulot pour un bon boutte, autant dans le monde de la pop que de la musique de film (Midnight Express, Scarface, Flashdance).

Giorgio Moroder