Récupéré et signé par London Records dans la mouvance synthpop anglaise, le duo décide de faire passer "Alice aux pays des merveilles" dans univers musical aux influences africaines, au style arabisant habillé par les synthétiseurs et fait de Living On A Ceiling un petit succès.
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samedi 18 juillet 2009
vendredi 5 juin 2009
Tu veux ou tu veux pas? (Jour 38)
Sensée être une pièce plus hardcore (le son original était grinçant) sur le thème du pouvoir et de la sexualité, Don't You Want Me s'est retrouvée édulcorée à la production contre le gré du leader du band, Phil Oakey. Chantée en duo avec une des choristes encore adolescente, la chanson est reléguée aux catacombes en fin d'album comme compromis. La maison de disque, après trois honnêtes réussites en trois sorties de singles, pousse sa luck et décide de sortir le morceau malgré le mécontentement du band qui pense y perdre ses fans pour cause d'écoeurantite aiguë. La pièce, appréciée pour son propos, pour le riff et son refrain accrocheur, pour l'apport timide de la chanteuse, pour l'orgie synthpop en couches multiples (entendez ses superbes faux cuivres retentissants), et son vidéo, trouve écho dans la masse et devient #1 en Angleterre et devient un des plus gros hits de 1982 aux USA. Oakey reverra ses opinions sur le rendu de la pièce.
jeudi 4 juin 2009
Pas assez (Jour 37)
Inspiré par le riff de la pièce "To Cut A Long Story Short" de Spandau Ballet (voir Pour faire une histoire courte (Jour 29)), le jeune groupe anglais propose Just Can't Get Enough à sa maison de disque après la sortie de leur premier album. L'apport synthpop à cette chanson, qui connaîtra un petit succès sur les palmarès dance anglais et américain et qui deviendra un standard pop, est surtout dû au claviériste Vince Clark qui quitte le band immédiatement après la sortie de Speak and Spell, le deuxième album, pour aller former Yazoo avec la chanteuse Alison Moyet. Cela n'empêche pas Depeche Mode de faire carrière et de poursuivre sa mission de composer autour de la voix bowiesque de Dave Gahan des perles à la fois pop et électroniques d'une beauté touchante pendant près de trois décennies. À suivre.
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mercredi 3 juin 2009
Gâté pourri (Jour 36)
La maison de disque de Soft Cell décide de lancer Tainted Love le 7 juillet 1981 comme deuxième extrait de l'album. Le premier était "Memorabilia" qui n'a eu aucune résonance chez le public. La maison de disque donne alors une dernière chance au groupe qu'elle menace de lâcher si le morceau ne connaît pas de succès. Réalisée par Mike Thorne, cette pièce avait d'abord été popularisée par la chanteuse de northern soul Gloria Jones en 1964. Aidée par le son synthpop dominant sur les radios en 1981 et une prestation mémorable du groupe à "Top of the Pops", Tainted Love se propulse rapidement au sommet des palmarès en Angleterre, puis répète l'exploit dans dix-sept autres pays. Malgré un #8 aux États-Unis en 1982, elle bat un record en demeurant dans le Hot 100 du Billboard pendant 43 semaines. Le beatbox, les synthés et les bruits de laser sombres et glaciaux seront échantillonnés sur le "S.O.S." de la chanteuse r'n'b Rihanna en 2006 qui lui atteint le sommet du Hot 100 du Billboard.
mercredi 27 mai 2009
Pour faire une histoire courte (Jour 29)
To Cut A Long Story Short - Spandau Ballet
7" extrait de l'album Journeys To Glory (1980) - UK
et

Einstein A Go-Go - Landscape
7" extrait de l'album From the Tea-rooms of Mars .... to the Hell-holes of Uranus (1981) - UK
7" extrait de l'album Journeys To Glory (1980) - UK
et

Einstein A Go-Go - Landscape
7" extrait de l'album From the Tea-rooms of Mars .... to the Hell-holes of Uranus (1981) - UK
Richard James Burgess est batteur pour les studios britanniques, il est programmeur, réalisateur, gérant et inventeur. Il était au sein du groupe Landscape quand il a pris Spandau Ballet sous son aile. Il les aidera à devenir un des groupes les plus performants dans les palmarès de la décennie '80 au Royaume-Uni en définissant le style néo-romantique typique de la pop britannique (new wave) de cette période. C'est aussi le réalisateur derrière Fade To Grey de Visage (voir Devenir gris - Jour 22), il est responsable de plusieurs innovations dans le monde de la musique assistée par ordinateurs déjà en cours (programmation et échantillonnage) et il a offert au monde le premier drum pad hexagonal. Plus tard dans la décennie, il ira à New York réaliser les premières productions house avec Colonel Abrams. Pour faire une histoire courte, en 1980, To Cut A Long Story Short et la plupart de ses réalisations donnent droit à des riffs accrocheurs au synthé (dans la lignée du Popcorn (mp3) de Kingsley en 1972) et ça donnera envie de faire pareil à beaucoup de monde.
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mercredi 20 mai 2009
mardi 19 mai 2009
Bombe A (Jour 21)
Enola Gay - Orchestral Manoeuvres in the Dark
7" extrait de l'album Organisation (1980) - UK
7" extrait de l'album Organisation (1980) - UK
Le titre de la pièce composée par Andy McCluskey porte le nom de l'avion, un USAAF B-29 Superfortress appelé "Enola Gay", qui a largué "Little Boy", la première bombe atomique à être utilisée durant une guerre. "Little Boy" avait aterrie sur la ville japonaise d'Hiroshima le 6 août 1945 et mit fin à la deuxième guerre mondiale qui laissa place à la guerre froide. L'intention du morceau rappelle celle de Hiroshima Mon Amour de Ultravox (voir Mon Amour). Sur cette pièce ci, la démarche post-punk, évidente sur le deuxième disque du groupe, renouvelle le genre, puisque OMD a quitté les plate-bandes robotiques de Kraftwerk et du new wave de Gary Numan et s'est approché du travail de Ian Curtis (qui s'enlève la vie en mai) et Joy Divison. À la mélancolie bien nihiliste est rajouté un effet de grandeur bien servi par les synthés et les collages de sons. Enola Gay est à cheval entre leurs deux approches du groupe et se démarque dans le paysage synthpop florissant en Grande-Bretagne.
lundi 11 mai 2009
La vie à Tokyo (Jour 13)
Jour 13Life In Tokyo - Japan
7" (1979) - UK
Japan, le groupe mené par David Sylvian, est héritier du glam rock. Le courant new wave en vogue en Angleterre les incite à rediriger artistiquement leur tir et en 1979 une place plus grande est laissée aux synthés de Richard Barbieri. Les mélodies et le style atmosphérique et néo-romantique (étiquette que Japan refuse qu'on lui accole) ne s'en trouvent qu'avantagés. Life In Tokyo n'est pas un hit à proprement parler mais creuse le sillon de la facture synthpop, en Angleterre mais surtout au Japon et au Canada où le groupe est très apprécié et qui favorisera là l'éclosion de nombreux bands génériques.
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dimanche 3 mai 2009
Mon amour (Jour 5)
Jour 5Hiroshima mon Amour - Ultravox
Extrait de l'album Ha!Ha!Ha! et deuxième côté de 7" ROckwrock (1977) - UK
Le punk détruit toutes les conventions en 1977. Le rock et la pop se transforme. On se sert du synthé pour exprimer son dégoût du monde. Une scène anglaise réfractaire aux valeurs bourgeoises s'inspire de la musique krautrock (Allemagne) et du travail de David Bowie pour y infuser ses sentiments nihilistes et existentialistes, dans une façon de faire romantique et théâtrale.
Le Roland TR-77 est utilisé par le groupe glam/punk (à l'époque) Ultravox pour faire un rythme de bossa nova sarcastique sur une ballade folk celtique venue d'un futur incertain. Le suave saxophone est superposé sur des nappes de cornemuses mutantes et de flûtes synthétiques pour un clash ironique qui suggère magnifiquement l'opposition entre le pouvoir d'amour et de destruction chez l'être humain. Les fondations sont placées pour la formule synthpop, new wave et new romantic qui déferlera en Angleterre et en Europe les prochaines années durant. Synthpop pour l'utilisation du synthé pour faire de belles chansons accrocheuses. New wave pour l'attitude punk qui se mélangera au commerce et au monde de la mode, de la fausse prétention, du théâtre et de l'artifice. New Romantic pour l'exploitation des valeurs, de l'attitude et du look romantique pour s'opposer au système social militariste. Et Hiroshima mon Amour inspiré d'une histoire d'amour sur fond de bombe atomique et d'un film de la nouvelle vague en est devenue la pierre angulaire.
Le Roland TR-77 est utilisé par le groupe glam/punk (à l'époque) Ultravox pour faire un rythme de bossa nova sarcastique sur une ballade folk celtique venue d'un futur incertain. Le suave saxophone est superposé sur des nappes de cornemuses mutantes et de flûtes synthétiques pour un clash ironique qui suggère magnifiquement l'opposition entre le pouvoir d'amour et de destruction chez l'être humain. Les fondations sont placées pour la formule synthpop, new wave et new romantic qui déferlera en Angleterre et en Europe les prochaines années durant. Synthpop pour l'utilisation du synthé pour faire de belles chansons accrocheuses. New wave pour l'attitude punk qui se mélangera au commerce et au monde de la mode, de la fausse prétention, du théâtre et de l'artifice. New Romantic pour l'exploitation des valeurs, de l'attitude et du look romantique pour s'opposer au système social militariste. Et Hiroshima mon Amour inspiré d'une histoire d'amour sur fond de bombe atomique et d'un film de la nouvelle vague en est devenue la pierre angulaire.
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