vendredi 26 juillet 2013

Les tyrans et l'absurdité - Courrier du moeurs - 02



Deuxième note.

Il se passe de quoi.

C'est un signe.


Courrier du moeurs

(Jean François B. de Laurier-Station)
La femme pour qui j'ai un kick depuis un mois, puis que j'y mange les nipples parce qu'a l'aime ça... a commencé à être fâchée quand j'ai laissé traîner une fourchette sale sur la pantry. Pensant qu'elle blaguait, j'ai ri, nu.  Elle a rajouté que j'étais la raison du pourquoi qu'elle était malheureuse depuis son enfance. Elle m'a même menacé de me quitter quand je lui ai dit de décâlisser de chez moi. Elle a rasé mettre le feu à mon apparte en le menaçant de son briquet tout en me menaçant de sa cigarette allumée.  Que faire ?

Appelle la police.

+++

(Gabrielle D.3.M. de Terrebonne)
Qu'en est-il de la paix dans le monde ?

Feuillette les imprimés :
http://www.cbc.ca/news/world/story/2013/07/25/syria-death-toll-crosses-100000.html

http://english.alarabiya.net/en/News/middle-east/2013/07/25/Syrian-refugees-face-wave-of-racism-in-Egypt-Lebanon.html



À demain !

JF Synth-Charles-Borromée

mercredi 24 juillet 2013

Les tyrans et l'absurdité - Courrier du moeurs



Pour la nouvelle partie de ce blog, on arrête de niaiser.

Fuck les synthétiseurs !

On passe à la real shit.



Courrier du moeurs

(Jean François B. de Christ-Roi)
La fille que j'aimais puis qui m'a ignoré est « rendue heureuse », que faire ?

La prochaine fois que tu la rencontres, fais-y un hi-5.

+++

(Virginie Chose du Plateau)
Tu penses-tu que la paix est proche dans le monde ?

Fais-toi une idée :
http://www.buzzfeed.com/mjs538/photos-from-russia-everyone-needs-to-see



À demain !

JF Synth-Chrisostome



samedi 18 juillet 2009

Vivre au plafond (Jour 43)

Jour 43
Living On A Ceiling - Blancmange
12" extrait de l'album Happy Families (1982) - UK

Récupéré et signé par London Records dans la mouvance synthpop anglaise, le duo décide de faire passer "Alice aux pays des merveilles" dans univers musical aux influences africaines, au style arabisant habillé par les synthétiseurs et fait de Living On A Ceiling un petit succès.

samedi 11 juillet 2009

Le commissaire (Jour 42)

Jour 42
Der Kommissar - Falco
12" (1981) - AT

En pélerinage dans le Berlin de Bowie (qu'il avait habité pour les albums "Low" et "Heroes"), l'autrichien Falco compose deux morceaux dont "Le commissaire". Il connaîtra le succès que plus tard avec "Rock Me Amadeus" et "Vienna Calling". Pourtant Der Kommissar, reprise par les anglais After The Fire et puis retravaillée par l'américaine Laura Branigan, connaîtra un grand succès aux USA et au UK. Les années remettront la version de Falco sur la mappe à cause de ses sonorités électroniques et son rap teutonique amusant.

vendredi 3 juillet 2009

À la recherche du beat parfait (Jour 41)

Jour 41
Planet Rock - Afrika Bambaataa & the Soulsonic Force
12" (1982) - US

Looking For The Perfect Beat - Afrika Bambaataa & the Soulsonic Force
12" (1982) - US

Planet Rock et Looking For The Perfect Beat de la bande à Afrika Bambaataa n'ont pas connu beaucoup de succès à l'époque, mais les morceaux enregistrés dans le Upper East Side à New York ont contribué à changer les fondations du hip hop et de la musique dance. En re-développant le style électro des pionniers allemands Kraftwerk desquels ils empruntent pour Planet Rock le rythme ("Numbers") et la mélodie ("Trans-Europe Express") et l'exploitation en avant des machines, en prenant la force sonore des enregistrements de Gary Numan (voir "Chars - Jour 12"), et en y injectant l'esprit et l'univers de l'artiste funk George Clinton et des éléments de la culture hip hop, Afrika Bambaataa (Kevin Donovan) et Arthur Parker derrière la console aident à paver la voie à d'autres genres à venir comme le techno, le house, le drum and bass, et le trance. Le hip hop et l'électro s'en trouvent aussi bien sûr marqués à jamais. Les machines emmènent les producteurs à rêver et à chercher à faire le beat parfait, utopie qui dirigera le monde de la musique de danse électronique en pleine croissance.

samedi 20 juin 2009

Comprends-tu le message ? (Jour 40)

Jour 40
The Message - Grandmaster Flash & the Furious Five
12" (1982) - US

Le hip hop, avant que le nom existe, était déjà dans la rue depuis quelques années. On dansait, faisait des graffititis et rappait sur des beats issues des boîtes à rythme ou sur des breaks empruntés souvent au funk et parfois répétés (mis en boucle, loop) et brisé (scratché) par un DJ. Certains enregistrements avaient eu du succès : Fatback avec "King Tim III" (1979) sur un beat disco funk joué par un band, Sugarhill Gang avec "Rapper's Delight" (1979) sur un loop de l'intro du disco funk "Good Times" du band Chic. The Sequence et "Funk You Up" (1979), Kurtis Blow et "The Breaks" (1980) Funky Four Plus One et "That's the Joint" (1981) utilisent tous la même formule disco funk avec un rap mêlé au mixe comme le veut la tradition soul où le chanteur est sur scène avec les musiciens. Deborah Harry, intéressée par le nouveau phénomène du rap sur de la musique enregistrée et empruntée, fait "Rapture" (1981) avec Blondie. Elle garnit, sur une musique originale mais imitant le style, une partie du morceau d'un rap bancal mais légendaire qui expose le curieux phénomène à un plus large public.

En 1982, Grandmaster Flash & the Furious Five sortent dans les studios de SugarHill de New York un enregistrement qui fera révolution. La pièce sur laquelle ils sont absents, laissant plutôtles auteurs s'exercer, trouvant la pièce trop moche et bizarre, deviendra un classique. Cinq raisons : 1) le beat disco funk est ralenti et décalé, 2) le kick du drum et la basse sont puissants, en avant et appuyés sur les basses fréquences, probablement apporté par la façon de faire jamaïcaine 3) les synthés à portée de main et permettant des recherches rapides de grooves originaux sont omniprésents et 4) le rap est la vedette du mixe, séparé du lot. Et, surtout, la conscience change, 5) le protagoniste rapper ne parle pas de la fête et de la danse, il parle de la rue des ghettos et des conditions sociales qu'on y trouve. Le tout connaît un succès auprès du public, des DJs de discothèque, de la critique rock et surtout des artistes, surtout afro-américains et issus des ghettos, qui créeront à souhait sur ce nouveau canevas qu'on trouvait pourtant curieux et qu'on croyait temporaire à l'époque.

Le riff de synthé du morceau unique en son genre, artefact pris entre deux paradigmes, sera repris à son tour dans les machines des DJs et rappé dessus par tout un chacun pour les décennies à venir. Parce que le morceau, par son originalité, sa répétition hypnotique, ses sons étranges, son groove funky et décalé, son soutien naturel aux textes anecdotiques et aux frustrations, semble avoir mis le doigt sur quelque chose d'authentique et de frais qui donne envie toujours d'y revenir. Voilà la musique hip hop. Personnellement, j'écouterais une version d'une heure du Message et de plusieurs de ses rejetons sans voir le temps passer. Rien de surprenant que les synthés soient dorénavant et pour toujours, avec les boîtes à rythme, les séquenceurs et les procédés d'échantillonnage, dans la boîte à outil des producers hip hop.

vendredi 19 juin 2009

Comme soufflée d'une sarbacane (Jour 39)

Jour 39
Poison Arrow - ABC
Single extrait de l'album The Lexicon of Love (1982) - UK

ABC est formé en 1980 à Shefield sur les fondations du band new wave Vice Versa qui après un interview avec le journaliste musical Martin Fry l'engage comme chanteur et change de mission et de nom. Catégorisé rapidement dans le mouvement néo-romantique avec les Spandau Ballet et Duran Duran, ABC se démarque avec sa formule pop mélodique, polie, énergique qui scintille à l'oreille grâce à une combinaison originale de synthétiseurs et d'arrangements orchestraux. Poison Arrow, extrait d'un album réalisé par Trevor Horne, qui chante à cette époque pour Yes et les Buggles, en est un exemple type. Le style pique la curiosité : le single est haut placé en Angleterre et en Australie et entre au Billboard.

vendredi 5 juin 2009

Tu veux ou tu veux pas? (Jour 38)

Jour 38
Don't You Want Me - The Human League
12" extrait de l'album Dare! (1981) - UK

Sensée être une pièce plus hardcore (le son original était grinçant) sur le thème du pouvoir et de la sexualité, Don't You Want Me s'est retrouvée édulcorée à la production contre le gré du leader du band, Phil Oakey. Chantée en duo avec une des choristes encore adolescente, la chanson est reléguée aux catacombes en fin d'album comme compromis. La maison de disque, après trois honnêtes réussites en trois sorties de singles, pousse sa luck et décide de sortir le morceau malgré le mécontentement du band qui pense y perdre ses fans pour cause d'écoeurantite aiguë. La pièce, appréciée pour son propos, pour le riff et son refrain accrocheur, pour l'apport timide de la chanteuse, pour l'orgie synthpop en couches multiples (entendez ses superbes faux cuivres retentissants), et son vidéo, trouve écho dans la masse et devient #1 en Angleterre et devient un des plus gros hits de 1982 aux USA. Oakey reverra ses opinions sur le rendu de la pièce.

jeudi 4 juin 2009

Pas assez (Jour 37)

Jour 37
Just Can't Get Enough - Depeche Mode
7" (1981) - UK

Inspiré par le riff de la pièce "To Cut A Long Story Short" de Spandau Ballet (voir Pour faire une histoire courte (Jour 29)), le jeune groupe anglais propose Just Can't Get Enough à sa maison de disque après la sortie de leur premier album. L'apport synthpop à cette chanson, qui connaîtra un petit succès sur les palmarès dance anglais et américain et qui deviendra un standard pop, est surtout dû au claviériste Vince Clark qui quitte le band immédiatement après la sortie de Speak and Spell, le deuxième album, pour aller former Yazoo avec la chanteuse Alison Moyet. Cela n'empêche pas Depeche Mode de faire carrière et de poursuivre sa mission de composer autour de la voix bowiesque de Dave Gahan des perles à la fois pop et électroniques d'une beauté touchante pendant près de trois décennies. À suivre.

mercredi 3 juin 2009

Gâté pourri (Jour 36)

Jour 36
Tainted Love - Soft Cell
7" extrait de l'album Non-Stop Erotic Cabaret (1981) - UK

La maison de disque de Soft Cell décide de lancer Tainted Love le 7 juillet 1981 comme deuxième extrait de l'album. Le premier était "Memorabilia" qui n'a eu aucune résonance chez le public. La maison de disque donne alors une dernière chance au groupe qu'elle menace de lâcher si le morceau ne connaît pas de succès. Réalisée par Mike Thorne, cette pièce avait d'abord été popularisée par la chanteuse de northern soul Gloria Jones en 1964. Aidée par le son synthpop dominant sur les radios en 1981 et une prestation mémorable du groupe à "Top of the Pops", Tainted Love se propulse rapidement au sommet des palmarès en Angleterre, puis répète l'exploit dans dix-sept autres pays. Malgré un #8 aux États-Unis en 1982, elle bat un record en demeurant dans le Hot 100 du Billboard pendant 43 semaines. Le beatbox, les synthés et les bruits de laser sombres et glaciaux seront échantillonnés sur le "S.O.S." de la chanteuse r'n'b Rihanna en 2006 qui lui atteint le sommet du Hot 100 du Billboard.

mardi 2 juin 2009

N'est-ce pas? (Jour 35)

Jour 35
Bostisch - Yello
7" (1981) extrait de l'album Solid Pleasure (1980) - SW

Un des premiers morceaux d'importance pour les Suisses Boris Blank, Dieter Meier, Bostisch précède les pièces à succès "Oh Yeah!" en 1985 (qu'on pouvait entendre dans la comédie Ferris Bueller's Day Off et dans nombreux autres films par la suite) et "The Race" en 1988. Bostisch connaîtra un succès sur les pistes de danse d'Europe et de New-York en 1981 et deviendra par la suite un classique eurodance et aussi un canevas disco punk à cause de ses cris, de son rythme off et de sa cloche à vache furieuse.

lundi 1 juin 2009

Les trois Kim (Jours 32, 33 et 34)

Jour 32
Bette Davis Eyes - Kim Carnes
7" extrait de l'album Mistaken Identity (1981) - US

Auteure/compositeure/interprète issue de la mouvance country et folk des années '60 et '70, Kim Carnes étale son ton dylanesque et sa voix enrouée par les nombreuses heures à jouer dans les bars enfumés sur une pièce composée sept ans auparavant par Donna Weiss et Jackie DeShannon. Il en advient cette version qui grimpe au sommet des palmarès pendant neuf semaines. La version du démo ressemblait à une polka jouée au piano de manière honky-tonk. En studio, le claviériste Bill Cuomo appose un riff au synthétiseur et évacue le rythme prévu. Jouée d'un seul souffle par le groupe au complet, la première prise est la seule qu'ils feront.

***

Jour 33
Donnez-moi du feu - Kim Larsen
7" extrait de l'album Jungle Dreams (1981) - DK

Le chanteur populaire danois et fumeur invétéré (il a fait une campagne contre le bannissement de la cigarette au Danemark en août dernier) fabrique ce rock'n'roll amusant sur le thème de la promiscuité autour de la figure du clou de cercueil. C'était la belle époque où on pouvait fumer dans les classes au CÉGEP et dans la section fumeur des avions (et aussi y parader son fusil de chasse sans que ça ne dérange personne, mais ça c'est une autre histoire).

***

Jour 34
Kids In America - Kim Wilde
7" (1981) - UK

Membre d'une famille de musiciens rock, son destin était écrit d'avance. Comme son destin, on lui écrit cette chanson qui fait un tabac en Angleterre et qui devient un classique sur la planète new wave.

vendredi 29 mai 2009

L'homme Megatron (Jour 31)

Jour 31
Megatron Man - Patrick Cowley
Radio edit extrait de l'album Megatron Man (1981) - US

San Francisco 1971. Âgé de 21 ans, Patrick Cowley débarque de Buffalo et commence des études en musique électronique (synthétiseur) à la City College of San Francisco. En 1972, le professeur Jerry Mueller créé le "Electronic Music Lab" dans son sous-sol avec 3 étudiants : dont Patrick Cowley. À la fin des années '70, plusieurs clubs disco ouvrent à San Francisco où la clientèle gay pullule. Patrick est éclairagiste au City's Light et y rencontre Sylvester, un travelo chantant qui y joue souvent. Sylvester se lie d'amitié avec Cowley et lui partage ses compositions et s'émerveille du travail sonore électronique de son nouvel ami. Il en résulte une alliance profitable. En émergera le hi-nrg, sorte de disco remarquable par sa force, sa puissance et son... énergie tant au niveau du timbre que de la vitesse. Le nouveau son servira les salles d'aérobie du monde entier. Patrick Cowley devient très brièvement un réalisateur de renom et crée en chanson le personnage de Megatron Man qui sert à la fois d'alter ego ravagé par une maladie étrange et sans nom et qui sert de héros intergalactique qui pourrait le sauver du virus. Il meurt en 1982 des suites du SIDA. Megatron Man, the world is still waiting.

jeudi 28 mai 2009

Freak (Jour 30)

Jour 30
Super Freak - Rick James
7" extrait de l'album Street Songs (1981) - US

Surtout connu pour sa personnalité flamboyante et son amour des drogues, on en vient à oublier la contribution musicale de Rick James au monde de la pop. Employé chez l'étiquette Motown à plusieurs reprises depuis 1968 en tant qu'auteur-compositeur, et musicien dans plusieurs groupes rock, Rick James retourne à Buffalo, sa ville natale, et crée un album-concept funk et rock'n'roll autour de la prostitution et du traffic de drogue, juste avant que le hip hop n'éclose au grand jour et en fasse à son tour son thème préféré pendant des décennies. Tout de même, signé chez Motown, Street Songs dévoile, en plus de servir le personnage extravagant de James, un monde de luxure trash, punk, loufoque et déstabilisant que les synthés en vibrato sur le #1 dans les palmarès r'n'b et dance Super Freak expriment que trop bien.

mercredi 27 mai 2009

Pour faire une histoire courte (Jour 29)

Jour 29
To Cut A Long Story Short - Spandau Ballet
7" extrait de l'album Journeys To Glory (1980) - UK

et


Einstein A Go-Go - Landscape
7" extrait de l'album From the Tea-rooms of Mars .... to the Hell-holes of Uranus (1981) - UK

Richard James Burgess est batteur pour les studios britanniques, il est programmeur, réalisateur, gérant et inventeur. Il était au sein du groupe Landscape quand il a pris Spandau Ballet sous son aile. Il les aidera à devenir un des groupes les plus performants dans les palmarès de la décennie '80 au Royaume-Uni en définissant le style néo-romantique typique de la pop britannique (new wave) de cette période. C'est aussi le réalisateur derrière Fade To Grey de Visage (voir Devenir gris - Jour 22), il est responsable de plusieurs innovations dans le monde de la musique assistée par ordinateurs déjà en cours (programmation et échantillonnage) et il a offert au monde le premier drum pad hexagonal. Plus tard dans la décennie, il ira à New York réaliser les premières productions house avec Colonel Abrams. Pour faire une histoire courte, en 1980, To Cut A Long Story Short et la plupart de ses réalisations donnent droit à des riffs accrocheurs au synthé (dans la lignée du Popcorn (mp3) de Kingsley en 1972) et ça donnera envie de faire pareil à beaucoup de monde.

mardi 26 mai 2009

Les amis (Jour 28)

Jour 28
The Friends of Mr. Cairo
et
I'll Find My Way Home
Jon & Vangelis

Extrait de l'album The Friends of Mr. Cairo (1981) - UK

Vangelis et Jon Anderson du groupe Yes s'étaient rencontrés au sein de la scène rock progressif des années '70. Des collaborations expérimentales ont donné lieu à quelques albums où le travail de synthés du compositeur grec et de la voix céleste presque fantastique du chanteur anglais s'épousent comme rouleau et affaire à rouleau. Vangelis, soit dit en passant, au risque de me répéter, est un des maîtres du synthé des années '70 et '80 associé au rock progressif, à la musique new age et à la musique pour films. En 1980, il compose le populaire thème du film Chariots of Fire. Il composera la géniale trame sonore de Blade Runner en 1982. Le deuxième album de la paire s'inspire du film noir des années '40 qui lui s'inspirait de l'époque des gangsters et de la période art-déco pour un résultat très original.

lundi 25 mai 2009

Disparaître au bout du quai (Jour 27)

Jour 27
Disco Train - Dance Reaction
7" (1981) - BE

L'âge d'or du disco tire pas mal à sa fin. Toutefois, Andy Free (André Van de Veken) et Jean Emile M. Kesteman, encore des Belges, s'allient à deux choristes à grosse tête, et pondent ce morceau obscur, typiquement space (ou euro ou à l'italienne, c'est selon -à ne pas confondre avec l'italo-disco qui suivra dans quelques années). Les images sonores d'un train fantôme qui quitte vers les espaces intersidéraux auxquels se superpose la voix d'un robot en vocoder semblent sonner le glas de la belle époque du populaire phénomène de danse et de musique, maintenant usé à la corde.

dimanche 24 mai 2009

Mon petit japonais (Jour 26)

Jour 26
Japanese Boy - Aneka
7" (1981) - UK

Chantée par une jeune écossaise à qui il a fallu changer le nom pour faire plus exotique, cette pièce bonbon prit les créateurs par surprise quand elle devint #1 presque partout en Europe. Le style asiatique de ce one-hit wonder, mêlé au rythme ti-galop aux teintes électroniques vives (rythme et arrangements précurseurs de l'italo-disco à venir), n'a pas plu aux japonais qui trouvaient le morceau trop... chinois. Note à moi-même : essayer des dumplings avec de la sauce primavera en écoutant des mangas en kilt.

samedi 23 mai 2009

Aweille dans l'litt' ma chanceuse ! (Jour 25)

Jour 25
Lay All Your Love On Me - Abba
12" extrait de l'album Super Trouper (1981) - SW

Les gagnants de l'Eurovision en 1974 fabriquent ici en fin de carrière le 12" le plus vendu de l'histoire, à l'époque. Ce morceau électro-disco, composé par les deux génies de la mélodie Benny Andersson et Björn Ulvaeus, raffinait et ancrait le genre europop, en apposant sur le thème de l'amour (leur thème de prédilection), leurs arrangements baroques par des mélopées de synthés nordiques, pompeuses et furieuses mais toujours angéliques. Ils établissaient aussi à cause du succès commercial de leur 12" (au UK) la norme du remix. Sans rapport direct avec notre propos, LAYLOM est aussi reconnu pour sa descente vocale artificielle en fin de couplets réalisée grâce à un procédé studio d'harmonisation et de retour d'auxiliaires. Le creux de l'oreille les en remercie. L'amour à la suédoise, moi je dis oui. Peu importe le creux.

vendredi 22 mai 2009

Chic 'n' swell (Jour 24)

Jour 24
Sharp-Dressed Man - ZZ Top
7" extrait de l'album Eliminator (1980) - US

Le rock, le vrai, celui qui a du blues dedans, ne sera pas épargné par les synthétiseurs. En 1980, rien ne va plus. Le mal se fait. Les barbus de ZZ Top, inspiré par le travail de Dan Lacksman et du groupe belge Telex ouvrent le bal et précipitent, avec Sharp-Dressed Man, les productions de tout acabit de la musique populaire à venir pour les dix prochaines années dans le clos à synthés. Le synthé n'est plus nécessairement une affaire d'européens nihilistes ou romantiques ou de luxuriants homosexuels, il peut aussi révéler une part masculine et bien machiste, comme l'effet de la nitro sous le capot. Les synthés (surtout sous formes de nappes vrombissantes comme ici ou de orchestra hits ) et les guitares rock seront la trame sonore de l'ère Reagan qui débute à l'instant dans les unis États.